Votre entreprise sait résoudre des problèmes, produire des offres et prendre des décisions. Pourtant, une partie de ce savoir reste enfermée dans les dossiers terminés ou dans la tête des personnes qui les ont traités. Le prochain collaborateur doit reconstituer le raisonnement. L’enjeu est de conserver une connaissance réutilisable, avec ses preuves et ses limites.
Le point de départ : l’approche LLM Wiki
Dans son LLM Wiki, Andrej Karpathy propose de faire maintenir par un LLM un wiki persistant en Markdown. Il utilise Obsidian pour le parcourir. Obsidian conserve les notes dans des fichiers texte locaux. C’est une manière concrète de rendre la connaissance lisible et transportable.
Pour Mintera, cette idée ouvre une question d’entreprise : comment transformer un enseignement en actif partagé, sans perdre sa provenance ni diffuser une information au mauvais public ? L’adaptation proposée ici relève de notre approche de conseil.
Un exemple : conserver le raisonnement après un projet
Prenons un scénario fictif de bureau d’études. Une équipe a résolu une difficulté sur un équipement. Le rapport final existe, mais le choix retenu et les options écartées sont répartis dans plusieurs fichiers. Pour préparer le prochain projet, nous proposerions une fiche avec cinq éléments : contexte, contrainte, décision, justification et conditions de réutilisation.
Cette fiche serait d’abord une proposition. Un référent vérifierait les pièces d’origine, préciserait son domaine de validité puis approuverait sa diffusion. Le projet suivant pourrait retrouver cet enseignement et vérifier s’il s’applique. Une nouvelle expérience pourrait le compléter ou le contredire ; l’historique resterait visible.
Relier connaissance, méthode et action
Une base utile doit aussi préciser comment ses contenus peuvent servir. Nous distinguons trois mécanismes, qui ne sont pas des composantes d’une « méthode Karpathy » :
- Le skill décrit une procédure réutilisable : par exemple préparer une note technique selon la méthode de l’entreprise.
- Le hook déclenche un contrôle à une étape définie : par exemple vérifier les conditions de publication avant un envoi.
- Le classifieur oriente une demande vers le bon traitement ou vers une personne lorsqu’une revue est nécessaire.
Dans notre scénario, la fiche validée apporte la connaissance ; la méthode de préparation indique le travail attendu ; les contrôles encadrent l’exécution. L’autorisation de publier reste portée par le processus et les permissions des outils.
Ce qu’il faut organiser avant de généraliser
Notre recommandation est de distinguer clairement les documents originaux, les propositions générées et les connaissances approuvées. Chaque connaissance partagée devrait avoir un responsable, une date de revue et des règles d’accès. Une réponse séduisante ne doit pas entrer automatiquement dans la mémoire de référence.
Obsidian peut servir à explorer cette logique sur un périmètre adapté. Son choix ne détermine pas à lui seul le lieu de traitement des modèles ni les règles de confidentialité du projet. L’architecture doit être choisie en fonction de vos utilisateurs, de vos volumes et de vos contraintes.
Un accompagnement avec des livrables concrets
Mintera peut cadrer un premier périmètre, définir le modèle de connaissance, organiser le circuit de validation et préparer des tests métier. Les indicateurs à suivre : temps pour retrouver une décision vérifiable, corrections nécessaires, enseignements réutilisés et charge de maintenance. Ils se mesurent sur vos situations réelles, sans promesse de gain automatique.
